BULLETIN ACADEMIQUE SNAC-FSU MARTINIQUE n° 1 (OCTOBRE  2007)

 

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  1. Editorial

  2. Plate-forme de revendications IRAVM

  3. SNAC-FSU Bulletin d'adhésion

  4. 20 Novembre : Tous en grève !

  5. Communiqué de presse de la FSU du 11/02/08

  6. Dernière minute



1. Editorial

La section martiniquaise du S.N.A.C.-F.S.U. (Syndicat National des Affaires Culturelles) a été créée en 2006 par les enseignants de l’Institut Régional d’Art Visuel de la Martinique (I.R.A.V.M.) avec comme objectif principal de défendre les revendications spécifiques des professionnels des secteurs artistiques et culturels de l’île.
Si, pour l’instant, l’action du S.N.A.C. se focalise sur les graves problèmes que rencontre actuellement l’I.R.A.V.M., il est évident que dans d’autres secteurs comme celui du spectacle vivant ou dans les différents services culturels des collectivités territoriales, des actions sont à mener.
Le S.N.A.C. se bat depuis près de deux ans pour que l’I.R.A.V.M., qui est l’un des rares lieux publics d’enseignement supérieur de l’île avec l’U.A.G. et l’I.U.F.M., puisse exister pleinement  et continuer à dispenser un enseignement supérieur dans le cadre de la réforme européenne.
La situation à l’ I.R.A.V.M. est très délicate. Aucune politique claire n’est définie pour cette école d’art délivrant des diplômes validés par le Ministère de la Culture et financée par le Conseil Régional de la Martinique. C’est une institution qui vit au jour le jour en improvisant et en niant le malaise de ceux qui y travaillent et au premier plan celui des étudiants. De plus depuis la rentrée 2007, elle n’est plus dirigée par aucun directeur.
Aucun responsable de l’ I.R.A.V.M. ne semble visiblement avoir la volonté, à l’heure actuelle, de décider de la politique à mener pour cet institut. Tout repose sur les épaules des enseignants qui n’ont pas pour fonction de concevoir les grandes orientations de la vie de l’institut et qui vivent très mal cette situation sous l’autorité distante et souvent hostile du président du conseil d’administration.
Le Président du Conseil Régional lui-même a clairement dit aux enseignants, lors d’une réunion début mai 2007, qu’il envisageait de fermer l’école si la situation n’évoluait pas. L’ensemble du personnel a des raisons très concrètes d’être très inquiet et au premier rang les contractuels. Certains d’entre eux ont été reçus brillamment à des concours administratifs et malgré cela, leur titularisation tarde à être entérinée. Dans quelques mois ils perdront définitivement le bénéfice de leur concours, ce qui est inadmissible. 
Le S .N.A.C. réclame la nomination d’un vrai directeur à la tête de l’ I.R.A.V.M. dans les plus brefs délais. Nous pensons que seul un capitaine compétent et capable de choisir un bon cap sera en mesure de redresser la barre. C’est, selon nous, la seule façon de réorganiser cet institut avec la mise en place d’un fonctionnement plus démocratique. Nous pensons que les élus du Conseil Régional doivent se positionner clairement et prendre des décisions en urgence.
Si l’institution régionale ferme cet établissement, elle portera une nouvelle fois la responsabilité de mettre fin aux activités d’une structure culturelle promouvant la création artistique comme elle l’a déjà fait en 2000 avec le Centre Dramatique Régional de la Martinique.
Pourquoi l’IRAVM est-il si peu connu alors que les moyens actuels de communication devraient lui permettre d’avoir une visibilité internationale ce qui profiterait en premier lieu aux étudiants ? Pourquoi ne pas faire de l’I.R.A.V.M. un pôle culturel rayonnant dans la région caribéenne et également en Europe, ce qui ne manquerait pas d’être très profitable à la Martinique qui a grand besoin de stimuler sa créativité ?
De graves dangers menacent la survie d’une culture vivante dans notre île et nous sommes déterminés à agir pour lutter contre le fatalisme ambiant.

le 16 novembre 2007
Bruno SERINET
Secrétaire du S.N.A.C.-F.S.U. Martinique
 

 

2. Plate-forme de revendications IRAVM

1. La mise en place des réformes (E.C.T.S., L.M.D.) et la gestion de la pédagogie à l’ I.R.A.V.M.

- Des réflexions et des travaux importants sont menés par les enseignants depuis la rentrée 2007 afin que la pédagogie soit structurée autour des modes d’évaluation E.C.T.S. et du cadre L.M.D. pour l’année scolaire 2007-2008.
L’équipe enseignante prouve à cette occasion qu’elle est en mesure de gérer la mise en conformité de l’institut avec les impératifs de la réforme européenne de l’enseignement supérieur et qu’elle est également en mesure de donner à l’I.R.A.V.M. des objectifs culturels forts et contextualisés malgré l’absence de direction !
- Sera-t-il tenu compte de toutes les avancées mises en œuvre lorsqu’il s’agira de nommer le prochain directeur ?
Les enseignants seront-ils consultés à cette occasion ?
- Nous réclamons une réelle transparence dans l’organisation du concours de recrutement du nouveau directeur. Nous souhaitons qu’une communication officielle de grande ampleur auprès du ministère de la culture, des écoles d’arts, des revues spécialisées ainsi qu’en direction de la presse locale, soit organisée pour appeler à concourir pour ce poste.
- Des décisions doivent être prises en urgence pour éditer le livret de l’étudiant et pour mettre le site Internet de l’école en ligne.
- Les travaux du Conseil Pédagogique, outil principal de concertation entre les enseignants et d’harmonisation de la pédagogie doivent être considérés comme des éléments incontournables pour la reconstruction de l’institut.
- Un débat sur les orientations budgétaires doit impérativement être organisé, entre tous les acteurs, afin que suffisamment tôt dans l’année, le budget primitif prenne véritablement en compte les besoins de la pédagogie.
Depuis pratiquement un an le conseil d’administration se réunit sans délégués élus du personnel enseignant, ni délégués élus des étudiants.
Nous exigeons que des élections aient lieu dans les plus brefs délais.

2. Le statut des enseignants

La revalorisation des diplômes dans le cadre de la mise en conformité avec la réforme LMD, implique que les enseignants soient formés. Le SNAC-FSU suit de près les évolutions de statuts des enseignants des écoles d’art,  en lien avec la CNEEA (Coordination des Enseignants des Ecoles d’Art).
Il est impératif qu’un plan prévisionnel des formations pour les enseignants de l’I.R.A.V.M., conçu selon les nécessités du projet pédagogique de l’institut et de la réforme, soit mis en place rapidement.  
Six enseignants ont été reçus brillamment à des concours administratifs réservés concernant les postes qu’ils occupent en tant que contractuels depuis de nombreuses années.
Pourquoi ne sont-ils pas titularisés ? Dans un an ils perdront le bénéfice de leur concours.
Sur quels critères sont décidées les titularisations par le conseil d’administration ? Sont-ils suffisamment motivés par des considérations d’ordre pédagogique en lien avec le projet de l’école?

3. Les locaux

Des travaux concernant les espaces dédiés à la pédagogie sont enfin engagés. Toutefois nous pensons que la communication avec l’équipe pédagogique est insuffisante pour que les aménagements soient réellement en lien avec la pédagogie.
- La rénovation de l’institut ne doit pas se faire sans que l’équipe pédagogique soit concertée. La réforme et les nouvelles orientations provoquent des mutations pédagogiques. Chaque discipline a des spécificités qu’il faut réévaluer, tout comme les conditions de travail des étudiants.

4. La visibilité et le rayonnement de l’I.R.A.V.M. dans le contexte caribéen et au-delà:

- La brochure d’information de l’institut (document essentiel de fonctionnement de l’E.C.T.S.) n’existe pas et le site Internet de l’institut n’est toujours pas en ligne malgré les revendications des enseignants depuis plusieurs années. Cet état de fait n’est-il pas l’illustration du refus de la part des responsables de donner à cette école les moyens d’exister ?  
- Au risque de nous répéter, nous déclarons à nouveau que L’ I.R.A.V.M. en tant qu’école supérieure d’enseignement artistique, si elle souhaite survivre, doit devenir un pôle culturel régional très présent dans les échanges locaux et internationaux :
* d’une part, afin de permettre aux étudiants d’entrer dans des procédures d’échanges, d’avoir des possibilités plus importantes pour poursuivre leurs études ou de trouver des activités professionnelles.
* d’autre part, parce que l’ I.R.A.V.M. ne peut plus être qu’une simple structure d’enseignement mais doit devenir également un lieu de création, de rayonnement culturel, de réflexion et de recherche car c’est un espace privilégié où les forces vives de la création locales rencontrent le politique, l’institutionnel et le social.

L’IRAVM est loin d’être sortie d’affaire :
Les étudiants ont beaucoup souffert l’année dernière de la désorganisation générale et le nombre d’inscrits cette année est en baisse.
Des rumeurs persistantes de fermeture de l’établissement nous font craindre le pire. Nous ne pouvons accepter que 14 enseignants contractuels compétents se retrouvent en danger de perdre leur emploi, que des étudiants soient stoppés dans leurs études, qu’un établissement public présentant un potentiel aussi important que l’I.R.A.V.M. disparaisse.
Nous nous posons la question : quel est le projet des élus pour cet établissement public autonome ?
Le SNAC-FSU engagera toutes les actions qu’il jugera nécessaires pour que ses revendications soient prises en compte et que l’I.R.A.V.M. ait les moyens de se développer.

 

 

3. SNAC-FSU Bulletin d'adhésion


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4. 20 Novembre : Tous en grève !

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